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VERNISSAGE DU LIVRE, LE JEUDI 1ER SEPTEMBRE 2016 // 18H

Librairie La Proue // Lausanne
Editeur Hélice hélas (Vevey).


NARCISSISME-CRITIQUE
SYNOPSIS :

À l’heure où l’on voudrait faire passer le changement social sur le compte du sujet par des phrases de type : « si tu veux que le monde change, change d’abord toi-même », « sois ton propre changement et sois, par conséquent, un exemple pour les autres », etc. nous souhaitons réinterroger cette notion si centrale de sujet.

En effet, il suffira de prendre n’importe quel livre de développement personnel et nous lirons qu’il faut croire en soi, que le but de l’existence c’est de se réaliser soi-même. Plus généralement, nous n’aurons qu’à sortir dans la rue, à allumer la télévision, à participer à un meeting politique ou à s’inviter à un entretien d’embauche pour comprendre comment l’individualité est devenue prédominante dans nos sociétés. Cela dit, le lecteur le devinera certainement : derrière cet objectif d’être soi-même, il y a également et surtout un impératif économique qui s’applique à chacun de nous. Sous la forme de l’encouragement à la concurrence, à la compétition, à la performance et au paraître, c’est bien une certaine forme d’individualité qui est constamment mise en avant. Quelle est cette forme ?

C’est principalement à cette question que cet ouvrage tentera de répondre et c’est sur le chemin vers la réponse que nous verrons apparaître assez rapidement un paradoxe. Un paradoxe entre d’une part, notre besoin social de reconnaissance (autrement dit, notre besoin d’être aimé par autrui) et, d’autre part, le cadre économique qui exige de nous que nous soyons des concurrents individualistes contre ou, du moins, au détriment d’autrui. A partir de là, une autre question se fera entendre : Est-ce que l’individualisme économique – tel qu’il nous est imposé dans les sociétés capitalistes – est cohérent avec nos besoins communs d’être aimé par autrui ? Ou plus simplement est-il cohérent avec l’idée de société, de vivre-ensemble ?

Enfin, c’est en proposant que « Je » est un autre, que l’autre est un « Je », mais surtout que « Je » a besoin de l’autre que ma thèse tentera de déconstruire la mythologie économiquement dominante d’un « Je » autosuffisant, d’un « Je » narcissique. Car, si le self made man incarnait l’idéal du XXe siècle, je veux espérer que la figure du citoyen engagé incarnera la nouvelle conscience du XXIe siècle. Cette conscience, je l'ai nommée :

Le Civilisme.


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